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Cafouillage à la commission électorale nationale indépendante.
DIALLO Souaibou - 2010-05-23 21:55:34 |
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C'est en écoutant ce matin l'édition matinale de BBC Afrique que j'ai appris avec stupéfaction que le groupe international de contact sur la guinée aurait décelé des cas très graves de dysfonctionnement au sein de la CENI. Encore une fois, je suis écœuré que ça soit le GICG qui révèle ce cafouillage et ces pratiques tendancieuses au sein la commission alors qu'aucun parti politique ne l'avait encore dénoncé.
IL faut le dire sans ambages, si tout le monde reste dans cette inertie sans rien faire, nous risquerons de connaître la plus grande mascarade électorale de l'histoire de notre pays. Plusieurs faits sont révélateurs de cala. D'abord, dans une première étape, je parlerai des problèmes liés à la CENI. En effet, force est de constater aujourd'hui que celle là a complètement failli à sa mission. Nous observons que l'enrôlement des électeurs a été bâclé avec tout de même de fortes disparités d'une région à l' autre. Et pire encore, pour ce qui concerne l'enrôlement des guinéens de l'extérieur, nous constatons que tout a été fait pour entraver son déroulement normal. Le sabotage a jalonné tout le processus de l'opération, du recrutement des agents recenseurs qui a été fait uniquement par copinage, au raccourcissement des opérations dans certaines villes sans en informer au préalable les citoyens qui restaient encore figés sur le calendrier initial.
En suite, je parlerai de certains signaux également inquiétants qui émanent du cabinet présidentiel. Depuis un moment, nous constatons que des proches du président par intérim courtisent un leader de parti politique que je ne veux pas nommer ici. Cette convergence de contre nature, car ces personnes venant toutes d'horizons différents, prouve à suffisance qu'elles sont en ce moment dans la certitude que ce leader, quoique aujourd'hui ébranlé et secoué même dans son propre fief, sera bien au lendemain du 27 juin, le président de la république.
Egalement, je dirais que ce qui m'inquiète le plus aujourd'hui c'est le manque de réaction de la classe politique. En effet, je ne comprends toujours pas pourquoi il a fallu l'arrivée du GICG pour mettre au jour ces dysfonctionnements au sein de la CENI. Tous ces partis n'ont-ils pas des relais au sein de la commission qui leur informent de derniers développements? Je suis d'autant plus étonné qu'un leader parmi les plus grands favoris a laissé entendre tout récemment que toutes les conditions étaient réunies pour la tenue des élections libres et transparentes. Encore une fois, je voudrais dire à tous les leaders que s'ils attendaient la proclamation des résultats pour crier au holdup électoral, la cause serait déjà perdue et personne ne sortirait pleurnicher pour eux ou encore moins se faire massacrer. J'attends fermement de tous les leaders de condamner avec la plus grande énergie toute attitude qui conduirait à l'enlisement de la transition ou qui conduirait le pays vers la dérive.
Cependant, je finirais tout de même sur une note d'espoir. En effet, j'ai été rassuré par le ton ferme du représentant du GICG qui a laissé entendre clairement qu'au cas où la CENI ne remplirait pas son rôle, le GICG prendrait le relais et déploierait tous les moyens techniques pour que l'organisation réponde à toutes les normes de qualité requises.
En conclusion, je voudrais aussi faire remarquer à tous les organes de la transition que toute tentative de fraude sera certainement vouée à l'échec. Car nous n'accepterons plus de mascarade électorale en Guinée.
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